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Prudence, circonspection et surtout vérification des termes de l’émission de l’emprunt

Publié le 14/05/2009

France : la SFEF a levé 5 milliards d'euros supplémentaires pour les banques

Société privée détenue à 66% par sept grandes banques françaises, dont la Société Générale, la SFEF est un intermédiaire entre les marchés et les établissements de crédit, les fonds qu'elle lève sur le marché étant ensuite prêtés à ces mêmes établissements.

Elle a été créée en pleine crise financière à l'automne 2008 pour faciliter l'accès des banques aux marchés financiers, les investisseurs se montrant très réservés à prêter directement aux établissements financiers après la faillite de la banque américaine Lehman Brothers.

La Société de financement de l'économie française (SFEF), qui emprunte sur les marchés pour le compte des banques, a réalisé lundi une nouvelle émission obligataire, la septième émission publique en euros, pour un montant de 5 milliards, a-t-elle indiqué mardi à l'AFP.

Les obligations, qui ont une échéance de 3 ans (20 mai 2012), ont été émises au taux de 2,125%. Les banques recevront le produit de cette émission le 20 mai.

A ce jour, la SFEF a émis des obligations libellées en euros pour un montant de 40 milliards et libellées en dollars pour un montant de 25,5 milliards.

Bien que les émissions de la SFEF bénéficient de la garantie de l'Etat, garantie qui concerne le remboursement au nominal, nous attirons l’attention de ceux qui seraient confortés par cette garantie sans vérifier la devise du prêt.
En effet, compte tenu des analyse qui courent sur une chute du dollar, voir une dévalorisation même déguisée, il se pourrait qu’une tentation maléfique pousse l’établissement à émettre des obligations en euros pour les français, sur un nominal remboursable en dollar ; ce qui équivaudrait dans ce contexte à emprunter en bonne monnaie pour rembourser en monnaie de singe. 
En d’autres termes je souscris pour 1 000 € sur un remboursement en dollar. Ce dernier pourrait perdre 40% de sa valeur et me voila rembourser sur la base du cours de cette devise, soit 600 €. Belle économie pour l’emprunteur qui n’est qu’une société privée regroupant des banques françaises dont on sait ce dont elles sont capables depuis l’affaire du crédit lyonnais, ce qui ne date pas d’hier.
Alors prudence, circonspection et surtout vérification des termes de l’émission de l’emprunt.

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