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Surexposition aux marchés émergents dans les télécoms, à surveiller !!

Publié le 11/05/2009

Standard & Poor’s souligne le risque non négligeable des marchés d’Europe orientale pour plusieurs opérateurs ouest-européens

Face à la maturité grandissante de leur marché domestique ces dernières années, de nombreux opérateurs télécoms européens sont allés chercher des relais de croissance dans les pays émergents. Lors de sa conférence annuelle sur le secteur, Standard & Poor’s a souligné l’impact potentiellement important du ralentissement de ces marchés sur la rentabilité de plusieurs opérateurs, ce qui pourrait compromettre leur qualité de crédit.

Outre la pression existant sur ses activités autrichiennes, Telekom Austria « dont 40 % du résultat brut d’exploitation (Ebitda) provient de la Bulgarie et de la Biélorussie, serait particulièrement affecté par une dépréciation des devises de ces deux pays par rapport à l’euro », souligne Guy Deslondes, responsable de l’analyse crédit sur les télécoms. Dans le cas de Telenor 54 % de l’Ebitda provenait au quatrième trimestre 2008 de ses activités en Europe orientale et en Asie, et sa structure financière est loin d’être stabilisée. Ceci explique la perspective négative attribuée à la note « BBB+ » de ces deux opérateurs.


La qualité de crédit de TeliaSonera au cours des dix-huit prochains mois pourrait également pâtir de sa présence dans les pays baltes et en Eurasie (Kazakhstan, Géorgie, Moldavie) et qui représente un tiers de son Ebitda. Tout comme dans le cas de Vodafone dont la diversification géographique est très grande, « le premier semestre 2009 permettra de se faire une idée plus précise de la capacité de résistance de la société face au recul de la demande sur les marchés émergents », estime l’agence. Tous deux sont actuellement notés « A- » avec une perspective stable.


L’exposition à l’Amérique latine, particulièrement au Brésil, pourrait être également une source de préoccupation dans le cas de Telefonica, Telecom Italia ou Portugal Telecom. Néanmoins le processus de désendettement entrepris par ces trois opérateurs semble être de bon augure pour juger de leur marge de manœuvre face à la crise.


La scission des activités multimédia de Portugal Telecom fin 2008 ou le possible retrait d’Argentine de Telecom Italia sont autant de pas vers plus de flexibilité financière. « Ceci explique que nous ayons le mois dernier relevé d’un cran, de "BBB-" à "BBB", la note attribuée à l’opérateur historique portugais », conclut-on chez Standard & Poor’s.

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