Le point sur la performance sectorielle des marchés européens
Publié le 27/04/2009
La correction prise dans son ensemble tend à confirmer les grandes tendances sectorielles et la surperformance des secteurs réputés les plus défensifs et, en sens inverse, la sous-performance des secteurs cycliques à l’épicentre de cette crise.
En entrant un cran plus loin dans l’analyse des catégorisations sectorielles pour jauger des évolutions possibles en sortie de crise, nos choix se porteraient dans l’ordre suivant sur les actions :
1. Les cycliques «produits de base» (métaux, mines, pétrole) qui ont naturellement des évolutions assez volatiles mais s’ajustent aussi rapidement dans les changements de conjoncture et conserveront ensuite une aptitude de croissance structurelle au vu de leur exposition à la croissance des pays émergents (et en particulier à l’industrialisation de l’Asie). C’est probablement un segment permettant de miser à la fois sur le début d’une sortie de crise tout en gardant un côté défensif par son évaluation bradée.
2. Les défensives avec passablement de croissance structurelle (pharmas, alimentation, boisson, logiciels) qui présentent non seulement une bonne résistance à une crise mais jouissent également de perspectives structurelles d’après-crise plutôt favorables (croissance à long terme au moins en ligne avec celle de l’économie globale).
3. Les défensives avec assez peu de croissance structurelle (télécoms, services aux collectivités, défense, distribution alimentaire) qui jouissent également d’une résistance avérée aux crises (et notamment à des révisions plus modérées des prévisions bénéficiaires) mais n’ont a contrario que des perspectives de croissance d’après-crise assez faibles.
4. Les cycliques «dures» (financières, constructeurs automobiles, compagnies aériennes, semiconducteurs, matériaux de construction) : ces segments ont constitués l’épicentre de la crise.
Toutefois, ils ont aussi cumulé une chute drastique des profits (>50%) à une baisse sensible des valorisations (>70%).
5. Les cycliques industrielles (aéronautique, biens d’équipement, services, chimie) qui sont en grande partie liées aux dépenses des entreprises et à leur capacité d’investissement et qui n’ont vécu jusqu’ici qu’une correction très modérée. Ils recèlent donc un potentiel élevé de mauvaises surprises, l’ajustement des dépenses des entreprises prenant fatalement plus de temps.


