Attention marchés dangereux
Publié le 17/04/2009
Depuis maintenant un peu plus d’un an, nous donnons le conseil aux non initiés de rester hors des marchés boursiers.
Les bourses mondiales ont continué à chuter depuis l'automne 2008 de 10%
à 20% en moyenne si on considère le rebond du mois de Mars 2009, rebond orchestré en prévision du G20 et qui déjà se délite sous nos yeux. L'accélération de l'effondrement de l'économie réelle aux Etats-Unis, comme les récessions en cours en Europe et en Asie, impliquent que les mois à venir seront encore plus mauvais que les précédents. Et ce ne sont pas les « lueurs d'espoir » qu'aperçoivent, ici et là, des optimistes convaincus ou opportunistes qui y changeront quoi que ce soit. Malgré leurs mises sous perfusion d'argent public, les banques notamment américaines restent insolvables ; et leurs récentes manipulations et autres effets d'annonce sans lendemain qui expliquent l'essentiel du rebond boursier du mois de Mars 2009, ne changent rien à l'évolution négative de moyen terme.
Donc, notre conseil restera, pour les non initiés, de laisser tomber la bourse.
Un seul secteur risque de connaître une réelle croissance dans les mois à venir : celui de la sécurité du fait du développement progressif du phénomène de dislocation géopolitique mondial.
Nous invitons, par prudence minimum, les trésoriers et directeurs financiers d'entreprises à se préparer à une période de rare intensité en matière de risque de change. Le second semestre 2009, avec la rupture du système monétaire international, et l'entrée dans l'ère post-Dollar, va certainement être une période de volatilité des devises sans précédent depuis des décennies. Fournisseurs et clients, aux deux bouts de la chaîne, vont connaître des variations imprévisibles.
Trois paramètres vont donc devenir fluctuants :
La parité de la devise de facturation, celle de la devise de l'importateur et celle de la devise du client.
Dans chaque entreprise concernée, il faut effectuer au plus vite des simulations impliquant des variations atypiques allant par exemple jusqu'à 1 Euro = 2 Dollars, 1 Dollar = 5 Yuan, et en tirer dès aujourd'hui des conclusions en terme de commandes, de fournisseurs et de marché.
L'instabilité chronique qui règnera faute d'un nouveau système stable, impose également de ne pas prendre de décisions qui engagent au-delà de six mois.


